Fiche de Révisions / Synthèse

Economie-Consommation

Module 3 : Les revenus des ménages

Séquence 1 : Les revenus primaires

  1. Le partage de la valeur ajoutée

Toute structure ou entreprise grâce à son activité crée de la richesse : la valeur ajoutée. Celle-ci sert à payer les salaires, les impôts, les taxes, les cotisations sociales, les dividendes des actionnaires, les intérêts des emprunts aux banques et parfois il en reste une partie que l’entreprise peut épargner pour acheter plus tard (pour investir).

Au sein de cette répartition, on constate :

  • Des revenus d’activité : du travail salarié ou non,
  • Des revenus du patrimoine : intérêts, dividendes, loyers…

On constate que les revenus d’activité représentent 90.3% du revenu des ménages soit l’essentiel du revenu des ménages.

  1. Les inégalités  

Définir les inégalités n’est pas simple car il n’existe pas de définition officielle. On peut parler d’inégalités quand un individu ou un groupe d’individus détient des ressources (éducation, revenus, capital social, etc.) qui le positionne sur une échelle reconnue par la société. On peut aussi parler d’inégalités quand un individu ou un groupe dispose d’un accès différencié à certains biens ou services (santé, loisirs, logement, etc.).

Mais on peut définir cette notion comme une différence mesurable en termes de niveau de vie ou de qualité de vie entre individus ou entre groupes sociaux

Les sources d’inégalité

Les revenus : Le salaire est une source importante de différences entre les individus. En effet, une grande majorité de la population ne dispose pas de revenus du patrimoine et le salaire est alors le facteur qui les différencie.

Le salaire varie en fonction de l’âge, du sexe et de la catégorie socioprofessionnelle de l’individu, ainsi que de la branche d’activité et de la taille de l’entreprise qui l’emploie. Ainsi, il existe de nombreuses sources d’inégalités.

Les autres sources d’inégalités

Parmi les autres sources d’inégalités on trouve :

  • la scolarité,
  • l’accès à la culture,
  • le milieu social de vie,
  • le lieu d’habitation,
  • l’accès aux loisirs,
  • la santé

Séquence 2 : La redistribution

  1. Histoire de la redistribution

Il existe des inégalités entre les individus en France aujourd’hui. Les écarts de revenus entre les 10% des classes les plus riches et les 10% des classes les plus pauvres est de 7.2 en 2011.

Pour contribuer à une certaine “justice sociale”, les pouvoirs publics cherchent à agir par différents moyens dont la redistribution.

La redistribution est un ensemble de mesures qui visent à modifier la répartition primaire des revenus par des opérations de prélèvement et de distributions de revenus de transfert pour réduire les inégalités de départ.

D’après l’INSEE, les prestations sociales (prestations familiales, minima sociaux, allocations logement) contribuent pour les deux tiers à la réduction des inégalités et les prélèvements pour un tiers (en grande partie par l’effet de l’impôt progressif sur le revenu).

Pour aller plus loin, on peut aussi se demander ce que peut faire l’Etat pour favoriser la cohésion sociale c’est à dire ce que peut faire l’Etat pour lutter contre les inégalités, la pauvreté, l’exclusion et les discriminations.

  1. Les revenus de transfert.

On retiendra que la redistribution génère des revenus de transfert qui sont les revenus perçus par les ménages et issus du mécanisme de redistribution. On distingue deux types de redistribution :

  • la redistribution horizontale : redistribuer entre ceux qui ne supportent pas de risque vers ceux qui en supportent,
  • la redistribution verticale : des plus riches vers les plus pauvres.

L’Etat dispose de nombreux outils pour assurer cette redistribution des revenus.

  • Les prestations : la logique d’assurance sociale, la logique d’assistance et la logique de protection universelle, – Les services publics.
  1. Revenu disponible des ménages.
  • le revenu disponible = le revenu dont disposent les ménages après les mécanismes de redistribution.
  • les mécanismes de redistribution font diminuer le revenu disponible des ménages les plus aisés et augmenter le revenu disponible des ménages les moins aisés.
  1. Efficacité de la redistribution.

On retiendra d’une part que l’analyse de l’efficacité des mécanismes de redistribution dépend des indicateurs qui sont utilisés pour faire cette évaluation, d’autre part que les avis sur la question sont divergents et guident les décisions politiques des gouvernements successifs.