SEQUENCE 1 / LA PRODUCTION DE BIENS ET DE

SERVICES

I – Qu’est-ce qu’un marché ?

  • – Définition d’un marché :

L’échange s’opère sur différents marchés qui, pour nombre d’entre eux, ont aujourd’hui une dimension internationale.

 Définition  :  Un marché est un lieu de confrontation entre l’offre et la demande d’un bien où se déterminent les quantités échangées et le prix de leur cession.

Les quantités et les prix peuvent être déterminés en la présence physique des coéchangistes (marché du village) ou sans leur présence  au moyen de réseau d’information et de communication à distance (marché boursier).

  • – Les différents types de marchés

Les marchés sont très divers : il y a autant de marchés qu’il y a de biens économiques susceptibles de faire l’objet d’échange. On distingue :

  • Les marchés des biens et services (échange de biens et services contre de la monnaie).
  • Le marché du travail (échange de la force du travail contre un salaire monétaire).
  • Les marchés des capitaux (des fonds sont offerts en échange de titres : actions, obligations…).

Des intermédiaires plus ou moins nombreux s’intercalent souvent entre les producteurs (offre) et les consommateurs d’un bien (demande).

II – Qu’est-ce que la production ?

 A – Définition de la production   :

La production consiste à fabriquer des produits répondant aux besoins des clients. Elle s’effectue à partir d’inputs (marchandises, composants, énergies…) et de facteurs de production (capital et travail). Elle doit répondre à des objectifs de quantité, de qualité et de délai. Elle doit permettre à l’entreprise d’être aussi ou plus compétitive que ses concurrents.

Petit plus -> La servuction correspond à l’ensemble des opérations constitutives du processus de création d’un service (l’ensemble des éléments matériels et humains utilisés ainsi que les activités déployées pour concevoir, créer et développer la prestation de service qu’une entreprise souhaite proposer sur le marché, en fonction du niveau de qualité choisi). Le mot servuction résulte de la contraction des termes “service” et “production”. Un service présente diverses spécificités : c’est un acte immatériel, non stockable. Il est intangible (ne peut être vu, goûté, ressenti avant d’avoir été acheté). Il est souvent consommé en même temps qu’il est produit. Le client participe à la prestation, fournit l’information nécessaire et exécute certains actes.

1. Définition de bien

La notion de bien est une notion économique, c’est-à-dire qu’un bien est produit dans le but d’être vendu et acheté.

  • On entend généralement par bien, un objet que l’on peut toucher, qui existe de manière physique, c’est alors un bien matériel. Cet objet peut être brut, extrait directement de la nature, mais, il peut aussi être transformé ou fait à partir de différents biens.

Exemple :

Bien matériel simple, brut, direct : du bois de pin.

Bien matériel combiné ou réalisé à partir de différents biens : une étagère. Pour la fabrication de cette étagère, il faudra du bois de pin, des vis, de la peinture.

  • Un bien peut également ne pas être palpable, c’est un bien immatériel. Pensez à l’économie numérique qui repose sur ces biens immatériels. Ça peut être également l’électricité ou l’eau potable.

Exemple :

Les logiciels informatiques, les jeux-vidéos en ligne payants, toute la musique pouvant être acquise sur vos différents dispositifs qui est achetée puis stockée pour que vous puissiez la réutiliser.

Parmi tous les biens qu’ils soient matériels ou immatériels, il conviendra de faire un autre distinguo entre les biens de consommation et les biens de production et d’équipement.

  • Les biens de consommation sont également appelés biens finaux. Ils ont pour objectif de satisfaire un besoin direct du consommateur et seront utilisés tels quels, ce sont des produits finis.

Exemple :

Une écharpe, une voiture, une baguette de pain, une paire de gants…

Il faut distinguer les biens de consommation courante, dont la fréquence d’achat par le consommateur est élevée (le pain ou le sucre) des biens de consommation durables, qui vont être utilisés sur une période longue (réfrigérateur, voiture). Cette différenciation est particulièrement importante aux yeux des investisseurs financiers. En effet, une société présente dans le secteur des biens de consommation courante aura généralement une activité fortement récurrente, donc relativement facile à prévoir (même si la crise est là, on mange toujours du pain!). Au contraire, une société qui vend des biens de consommation durables sera plus sensible aux cycles économiques

  • Les biens de production quant à eux, sont destinés à la transformation ou à être utilisés pour la réalisation d’autres biens. Ce sont des biens intermédiaires qui ne seront pas utilisés en l’état.

Exemple :

Cette même baguette de pain qui était un bien de consommation pour le toutvenant, deviendra un bien de production pour un vendeur de sandwich. C’est un bien de production puisqu’il transformera la baguette en autre chose, un sandwich.

  • Les biens d’équipement sont ceux utilisés en vue de la production.

Exemple :

L’ensemble des machines agricoles que possède une exploitation. Sans ces machines, l’électricité, les bottes de protection, etc, une ferme ne pourrait pas produire son blé ou son maïs.

2. Définition de service

Les services sont de nature immatérielle, il s’agit d’une action, d’une prestation, d’une capacité technique ou encore intellectuelle. On peut également les retrouver dans certains manuels sous la dénomination de tertiaire. Ce service est généralement réalisé en même temps qu’il est consommé.

Exemple :

Un voyage en bus, une consultation médicale, un cours particulier de mathématique, un concert, une coupe chez le coiffeur, etc.

Là encore, nous allons voir que l’on peut diviser la catégorie service en différents types :

  • Les services marchands sont des services destinés à la vente, ils sont payants. Ils sont dans la grande majorité des cas fournis par les entreprises. Exemple :

Je paie mon billet de bus, je paie ma visite médicale dans certains cas, je paie pour mon cours particulier de mathématique, je paie ma place de concert et je paie ma coupe chez le coiffeur.

  • Les services non-marchands sont eux gratuits ou quasi-gratuits. On appelle des services quasi-gratuits, les services dont le prix est non-significatif, c’est-à-dire inférieur au prix de production est dont le but est l’amélioration de la structure. Par exemple pour vous inscrire à la bibliothèque municipale. Ces services non-marchands sont fournis en grande partie par l’état, les institutions, les associations.

Exemple :

Les transports en commun gratuits dans certaines communes, les visites médicales gratuites, les soutiens scolaires associatifs, les concerts organisés par les mairies ou les associations et les coiffeurs solidaires.

Nous pourrons noter à travers ces différents exemples que les services peuvent être marchands ou non-marchands en fonction d’un contexte et d’une situation précise.

III – LA PRODUCTION MARCHANDE ET LA PRODUCTION NON MARCHANDE

L’Insee distingue la production marchande et la production non marchande.

 

  • – La production marchande

La production marchande correspond à la production de biens et de services destinée à être vendue sur un marché et dont le prix couvre au moins les coûts de production. Ces biens sont produits par des entreprises.

  • – La production non marchande

La production non marchande comprend les services gratuits ou quasi-gratuits (échangés contre une contribution inférieure à 50% de leur coût de production). Ces services sont fournis par les administrations publiques ou les organisations à but non lucratif (associations, etc.).

Par convention, tous les biens matériels sont considérés comme marchands. Toutefois, si un bien est vendu à moins de 50% de son coût, on considère alors qu’il s’agit d’un service rendu et non d’un bien vendu.

Les services peuvent être marchands (le conseil, la publicité, etc.) ou non marchands (la police, la justice, la défense, etc.).

Le même type de service peut être marchand ou non marchand, selon qu’il est fourni par l’État ou le marché (domaine de la santé, de l’éducation, etc.).

IV – LES 4 SECTEURS D’ACTIVITE ECONOMIQUE

C’est l’économiste écossais Colin Clark qui a eu l’idée de définir trois secteurs économiques principaux, selon la nature de l’industrie :

le secteur primaire concerne la collecte et l’exploitation de ressources naturelles

(matériaux, énergie, et certains aliments), le secteur secondaire concerne les industries de transformation (agissant sur une matière : biens crées par l’agriculture ou l’industrie : énergie, agroalimentaire, bâtiment, travaux publics, etc) le secteur tertiaire regroupe les industries du service (essentiellement immatériel : commerce, administration, enseignement, santé, conseil, assurances, intermédiation, formation, études et recherche, administration, services à la personne, sécurité, nettoyage, etc.)

Le secteur quartenaire regroupe l’ensemble les entreprises exerçant des activités de recherche, de conseil, de louage ou de concession de services à forte valeur ajoutée de matière grise, les entreprises de production de haute technologie, industrie du savoir (spatial, aéronautique).

Lien : Les services à la personne | economie.gouv.fr (h琀琀ps://www.economie.gouv.fr/cedef/servicesa-la-personne)

V – L’ESS

A – L’ESS en bref

L‘économie sociale et solidaire (ESS) désigne un ensemble de structures qui exercent une activité économique, comme toutes les entreprises, mais avec un fonctionnement et des missions assez différents des entreprises classiques.

Ainsi, les entreprises de l’ESS se préoccupent en premier de leur impact social ou écologique. Elles visent à remettre l’humain et la solidarité au cœur de l’économie et répondre aux grands défis de la société.

Exemples : les entreprises et les salariés de l’ESS travaillent pour combattre l’illettrisme et le décrochage scolaire, venir en aide aux personnes âgées ou aux personnes en situation de handicap, développer des recycleries ou des ressourceries (brocantes..) qui permettent de limiter le gaspillage, etc.

Elles peuvent embaucher des personnes qui ont de grandes difficultés à trouver ou retrouver du travail. Ces entreprises adoptent des modes de gestion démocratiques et participatifs. Elles encadrent strictement l’utilisation des bénéfices qu’elles réalisent : le profit individuel est proscrit et les résultats sont réinvestis. C’est pourquoi l’État et les collectivités (région, département, commune…) les soutiennent financièrement.

L’ESS en chiffres :

UDES – Portail Emploi Economie Sociale Solidaire – Chi昀昀res clés (emploi-ess.fr)

[Infographie] Économie sociale et solidaire : les chi昀昀res-clés du secteur – YouTube

  • 221 325 établissements
  • 2,37 millions de salariés
  • 10,5 % emploi en France
  • – Les valeurs de l’ESS, l’humain avant le profit
    • Une gestion démocratique

Le fonctionnement des entreprises de l’ESS permet la participation de tous dans la prise de décisions. Beaucoup d’entre elles sont fondées sur le principe «une personne = une voix » ;

  • Une entreprise au-delà de l’entreprise

La structure peut s’appuyer sur l’engagement personnel et collectif de très nombreux volontaires (salariés mais aussi adhérents, bénévoles, bénéficiaires, coopérants, militants…)

  • Une recherche de l’intérêt général ou collectif

Le projet d’entreprise vise à répondre à des enjeux qui nous concernent tous, comme la protection de l’environnement ou la lutte contre la pauvreté.  Une lucrativité limitée

Quand elle fait des profits, l’entreprise doit obligatoirement en réinvestir une partie dans le projet. Elle doit également le répartir équitablement c’est-à-dire qu’il n’y a pas de grands écarts entre la rémunération des salariés et des dirigeants.

  • – La grande famille de l’ESS :

L’ESS regroupe cinq «membres» qui sont autant de modèles d’organisation qui diffèrent en fonction des buts poursuivies.

  • Les associations

Ce sont des groupements de personnes volontaires réunies autour d’un projet commun.

Il existe des centaines de milliers d’associations et 168000 d’entre elles ont au moins 1 salarié.

Exemples : Emmaüs, Restos du Cœur, …

  • Les fondations

Elles reçoivent des dons, des droits ou des ressources (de particuliers ou d’entreprises) qui leur permettent de financer un ou des projets d’intérêt général. Exemple: Fondation de France

  • Les mutuelles

Ce sont des assurances dont les adhérents sont à la fois les bénéficiaires et les propriétaires ; contrairement aux assurances classiques, les bénéfices vont exclusivement aux assurés, aux salariés ou aux réserves.

Exemples : MGEN, Harmonie

Mutuelle, La Mutuelle Générale

  • Les coopératives

Ce sont des entreprises où les salariés et les usagers sont tous membres et détiennent à ce titre une part égale dans la structure, tant pour prendre les décisions («une personne, une voix») que partager les profits. Exemple: Biocoop, C qui le Patron?

  • Les entreprises sociales

Ce sont des entreprises commerciales classiques mais qui suivent les principes de l’ESS, par exemple en faisant travailler des personnes éloignées de l’emploi ou en limitant les écarts de salaires. Exemple: Yuka, Too Good to Go

 

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